Les matières grasses

fatIl s’agit des huiles, du beurre, de la crème, des margarines, etc. Ces produits couvrent nos besoins en acides gras et transportent également des substances essentielles telles que les vitamines liposolubles A, D, E et K ainsi que certains antioxydants.

Cette famille a longtemps été affligée de tous les maux et souffre encore d’une mauvaise réputation. Pourtant, les corps gras sont indispensables à un bon équilibre alimentaire, à condition de les consommer modérément, car leur apport calorique est important ; et surtout, de bien les choisir, car tous ne se valent pas.

Les matières grasses d’origine laitière (beurre et crème) apportent une majorité d’acides gras saturés, accusés de favoriser les maladies cardiovasculaires.

Mais s’il est nécessaire de réduire la consommation de matières grasses d‘origine animale (surtout dans la cuisson), les acides gras saturés néfastes pour notre santé ont aussi tendance à se cacher dans les produits transformés, qui contiennent des huiles de palme ou des huiles végétales hydrogénées.

Un coup d’œil sur les étiquettes s’impose donc, du moins si vous arrivez à « décoder » leur volontaire complexité !

Les huiles végétales peuvent présenter des compositions très variables. L’huile d’olive (et dans une moindre mesure celle de colza) contient une grande majorité d’acides gras mono-insaturés. Excellents pour la santé, ils aident à réguler le taux de cholestérol. On en trouve également dans la viande et la graisse de volaille.

L’huile de colza, de soja, de noix, de lin sont riches en acides gras polyinsaturés oméga 3, dont vous connaissez certainement les bienfaits à force d’en entendre parler ! Ils assurent la souplesse et le fonctionnement de toutes les membranes cellulaires, participent au développement et à l’entretien du cerveau et de l’ensemble du système nerveux et joueraient donc un rôle préventif contre la dépression et le déclin des capacités cognitives avec l’âge.

Ils protègent également le système cardiovasculaire en réduisant le taux de triglycérides dans le sang et en limitant la formation de la plaque d’athérome. Enfin, ils peuvent réduire les risques d’allergies et de pathologies inflammatoires.

Malgré tous ces bienfaits, nous n’en consommons pas suffisamment. Une cuillère d’huile riche en oméga 3 s’impose donc à chaque repas, mais pensez aussi aux poissons gras et aux fruits de mer, qui en contiennent également.

D’autres huiles (tournesol, maïs, pépins de raisin) sont riches en acides gras polyinsaturés oméga 6, qui ont des effets bénéfiques, mais jouent aussi le rôle inverse des oméga 3. Il n’est donc pas souhaitable d’en consommer plus que nécessaire, mais malheureusement nous en consommons beaucoup trop… sans le savoir, car les industriels raffolent de ces huiles peu chères dans leurs produits transformés ! Encore une fois, lisez les étiquettes…

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