La beauté, bonne pour la santé !

Thumbs up - Young femalePrendre soin de sa peau, se maquiller, se coiffer… des gestes peut-être pas aussi futiles qu’on pourrait l’imaginer. On connaît de mieux en mieux en effet les relations très étroites entre la peau et le système nerveux, entre la santé de l’épiderme et l’équilibre psychique.

Avec une conséquence logique : les cosmétiques contribuent à améliorer l’état de santé d’un malade, comme à préserver celui d’un bien portant.

L’Organisation Mondiale de la Santé ne définit plus la santé comme l’absence de maladie, mais comme « un état complet de bien-être physique, psychologique et social ». Une évolution qui souligne bien à quel point ces différents facteurs (qu’on peut regrouper sous le terme de « qualité de vie ») sont complémentaires et interdépendants.

À peau malade, esprit souffrant… et réciproquement !

Dans cette prise en compte globale de l’état de santé, la peau joue un rôle primordial.
C’est d’abord l’organe le plus lourd (4 kg en moyenne) et le plus étendu de notre organisme, constituant une barrière naturelle qui le protège des agressions extérieures, tout en assurant les fonctions d’échange avec le monde qui nous entoure (perception sensorielle, thermorégulation, échanges métaboliques, image de soi renvoyée aux autres…).

Elle est également reliée de façon très étroite au système nerveux avec lequel elle est confondue jusqu’à la deuxième semaine de la vie embryonnaire, restant ensuite l’organe dont l’innervation est la plus dense : on compte 12 nerfs par cm² de peau, et jusqu’aux couches les plus superficielles !
Et plusieurs études ont montré l’influence réciproque entre l’état de la peau et l’état de santé.

La maladie cutanée aggrave la détresse psychologique.

On se doutait déjà que le fait de ne pas avoir une jolie peau ne fait rien pour renforcer l’appréciation de soi, ni l’assurance dans ses relations avec les autres, surtout dans une société très axée sur l’image et l’apparence.

On sait aujourd’hui que l’impact psychologique d’un défaut cutané est encore bien plus important que cela, et serait même, dans la grande majorité des cas, plus mal vécu que des maladies graves, engageant le pronostic vital, comme les troubles cardiaques ou les cancers.

Selon une étude menée en Espagne, le stress touche plus fortement 88 % des personnes atteintes de psoriasis, 39 % de celles atteintes de dermatite atopique. Les jeunes gens souffrant d’acné se révèlent également plus anxieux, voire dépressifs… un état qui s’estompe généralement après un traitement.

Les troubles psychologiques se voient sur la peau

À l’inverse, des facteurs émotionnels ou psychiques peuvent aussi se traduire par le déclenchement ou l’aggravation d’affections cutanées, favorisant leur fréquence ou leur importance.
Les effets du stress sont ainsi clairement impliqués dans le déclenchement des poussées d’acné, ils se retrouvent dans 70 % des cas de dermatite atopique, aggravent le psoriasis de 60 % des personnes touchées.
En clair, les uns entretiennent les autres.
Par exemple, le stress aggrave la chute des cheveux, mais la chute des cheveux alimente le stress : un vrai cercle vicieux.

Les cosmétiques, médicaments de la peau et de l’âme

Face à ces imbrications des affections psychologiques et cutanées, les dermatologues savent depuis longtemps combien une prise en charge cosmétique constitue une démarche fondamentale dans le suivi et l’amélioration de l’état de leur patient.
Les cosmétiques peuvent agir ainsi à plusieurs niveaux.

Les traitements cosmétiques ciblés

Des crèmes efficaces peuvent évidemment contribuer à diminuer une acné, réduire les démangeaisons d’une dermatite atopique, atténuer des rougeurs disgracieuses… soulageant ainsi la souffrance morale due aux troubles cutanés.
Le maquillage peut aussi intervenir en camouflage, avec le même effet observé sur l’appréciation de soi par les patients.

Une équipe de chercheurs japonais a illustré l’impact de ce « traitement » sur des personnes présentant des taches pigmentaires. Un maquillage approprié a permis à leur groupe témoin de ressentir, en se voyant dans le miroir, un plaisir qui a provoqué une activation immunitaire mesurable, permettant la stimulation de leurs défenses naturelles… ce qui a favorisé le processus de réduction des taches !

Les accompagnements cosmétiques

Le plaisir ressenti à l’application d’un produit d’hygiène et de beauté, comme à la vue de son efficacité, est ainsi une donnée clé dans l’effet que peut produire un cosmétique sur la santé.

Une étude menée auprès d’un groupe de jeunes hommes en pleine santé a montré que l’utilisation quotidienne de trois produits parfumés (une mousse à raser, un gel nettoyant et une crème hydratante) diminuait le sentiment d’ennui tout en augmentant la sensation de bien-être, de bonheur et de plaisir.

D’autres ont confirmé cet impact positif, comme celle réalisée sur 73 femmes atteintes d’affections cutanées sévères et qui a mis en évidence une amélioration de l’état général des patientes, évalué après deux, quatre et douze semaines d’utilisation de cosmétiques diminuant leurs défauts physiques.
On ne parle plus là de bénéfices pour le trouble spécifique, mais bien d’effet sur la santé envisagée dans sa globalité.

Les cosmétiques à l’hôpital

First aid kitLes cosmétiques peuvent ainsi accompagner un traitement médical pour en potentialiser l’action grâce à l’amélioration de l’état psychologique du malade.
C’est ainsi qu’ils sont entrés à l’hôpital, par exemple grâce à l’association CEW (Cosmetic Executive Woman), regroupant des femmes exerçant dans les métiers de la beauté, qui crée et anime des centres de soins esthétiques en milieu hospitalier.

Il en existe treize en France aujourd’hui, installés dans des centres de cancérologie, de traumatologie, de gérontologie, de dermatologie, de soins destinés aux adolescents…
Ces centres rencontrent un accueil de plus en plus favorable, tant de la part des patients qui en bénéficient que des médecins des services où ils sont présents. Tous s’accordent à reconnaître leurs effets positifs sur l’état des patients.

Faites-vous belle !

Conclusion ?

Non, la beauté n’est pas si futile qu’on le dit, et passer du temps dans sa salle de bain chaque matin pour se plaire dans le miroir n’est pas vain, mais constitue plutôt un bon réflexe pour entretenir et préserver sa santé.

Alors, soignez votre peau, entretenez vos cheveux, maquillez-vous, faites-vous plaisir en utilisant quotidiennement vos produits préférés et… aimez-vous : vous aurez beaucoup plus de chance de vivre gai et en bonne santé !

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