Bien manger, mais encore?

3D-rendering of a red question markNous sommes de plus en plus sensibilisés aux problèmes liés à notre environnement, au respect de la nature, au développement durable. Faisons un parallèle avec notre alimentation : pensons également « santé durable », et respectons la biodiversité dans notre assiette.

Tous les spécialistes s’accordent à penser que plus le contenu de votre assiette est colorée, plus elle arbore de tons différents, mieux il protège votre santé. Et quel plaisir déjà pour les yeux !

On ne le dira jamais assez : pour être un élément du bien être, manger doit rester un plaisir… si possible partagé.

 

Un problème de santé publique

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « d’ici 2020, les deux tiers de la charge mondiale de morbidité seront imputables à des maladies non transmissibles chroniques, pour la plupart nettement associées au régime alimentaire. ».

On assiste en effet dans le monde entier à une montée inquiétante de surcharge pondérale et de son aboutissement l’obésité. Depuis 1997, celle-ci est d’ailleurs reconnue par l’OMS comme la première « épidémie non infectieuse », et de nombreux scientifiques estiment que si nous ne changeons pas nos habitudes alimentaires, nous nous acheminons vers une diminution de l’espérance de vie.

La malnutrition ne se résume donc plus à la sous-alimentation. On doit désormais y inclure la suralimentation, c’est-à-dire une alimentation hyper-énergétique, déséquilibrée par surabondance d’un ou plusieurs types de nutriments.

La France, si elle n’est pas la plus mal placée, n’échappe pas à cette tendance : un adulte sur deux est en surcharge pondérale (Indice de masse corporelle supérieur à 25) et on constate une augmentation inquiétante du phénomène chez les enfants. Savez-vous que près d’un petit français sur six est obèse ?

L’Association française de pédiatrie ambulatoire déclare que « si rien n’est fait, les analystes prévoient qu’en 2020, la France aura rattrapé les Etats-Unis et ses 32% d’enfants en surpoids ».

Une vie de plus en plus sédentaire

Repensons à la période « bienheureuse » où notre très lointain ancêtre, monsieur Cro-Magnon, pouvait « joyeusement » éliminer tout kilo superflu en traquant le gibier, une lance à la main, ou en grimpant lestement aux arbres pour sa cueillette quotidienne.

Depuis, les conditions de vie et la nourriture ont radicalement changé. Mais le fonctionnement du corps a-t-il changé ? Non ! Il a toujours besoin d’aliments et stocke les nutriments de la même façon.

A l’époque de Mr Cro-Magnon – et, pour beaucoup, jusqu’à une date assez récente – ces stocks servaient à faire face à des périodes de pénuries. Comme ce n’est plus le cas, ces stocks deviennent inutiles et, si nous ne les éliminons pas en brûlant des calories, ils s’accumulent : nous grossissons.

Bref, nous ne bougeons pas assez. Le mode de vie moderne pousse à toujours plus de sédentarité : transports, machines, outils de télécommunications, loisirs à domicile (télévision, consoles de jeu, etc.) ; nous vivons de plus en plus sous « thermorégulation assistée » avec les appareils de chauffage et de climatisation. Tout est fait pour que notre vie quotidienne engendre une dépense énergétique moindre.

Une alimentation trop riche et déséquilibrée

Que mange-t-on aujourd’hui ? Ou, plus précisément, que nous donne-t-on à manger ? Que penser de tous ces adjuvants chimiques artificiels dont nos produits alimentaires industriels regorgent ? Et de tous ces plats préparés que nous achetons, dont nous ne maîtrisons pas la composition, généralement trop riche en sucres et en graisses ? Et qu’en est-il de nos chères têtes bondes, ou brunes, qui « avalent » sans discernement ce qui leur tombe sous la main et sous les yeux, allusion au grignotage sucré, salé, gras, déniché dans le placard, aux boissons gazeuses et sucrées dont elles se délectent, et tout ceci encouragé par un matraquage constant de publicités destinées à vous faire acheter de nouveaux produits tout aussi sucrés, salés, gras en tentant de vous persuader qu’ils ne le sont pas !

Bien sûr, il n’est plus question de nous nourrir de chasse et de cueillette ! Mais nous pouvons choisir de revenir à une alimentation plus saine et plus naturelle, et ainsi faciliter le fonctionnement de notre corps, et par conséquent, améliorer notre forme.

Agir

Comment en sommes nous arrivés là? Serions-nous génétiquement programmés et destinés à subir les conséquences d’une société « moderne » axée sur une surconsommation qui profite aux lobbies agro-alimentaires au détriment de notre santé ? Eat healthy! Sliced vegetables in a form of weight-lifter

Heureusement, la prise de conscience des dangers du surpoids amène les pouvoirs publics à réagir. Ainsi, la campagne « Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour », imaginée par la Fondation des produits-santé et l’Institut national contre le cancer américains, a été repris au niveau international.

La France a lancé, en 2001, le Programme National Nutrition Santé (PNNS), suivi en 2006 par le PNNS2, qui établit des repères nutritionnels associant à l’objectif de santé publique les notions de goût, de plaisir et de convivialité. Validés scientifiquement par les experts de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), ils encouragent une nutrition prenant en compte la diversité des situations, reconnaissant la complexité de l’acte alimentaire et sa dimension sociale et culturelle.

Reste à passer à la pratique ! Si vous avez envie de dire : « Stop, c’est ma vie, c’est mon corps : à partir de maintenant c’est moi qui décide de ce qui est bon pour moi, je me prends en mains, j’ai décidé d’être en forme ! », vous avez déjà fait la moitié du chemin.

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. » Jean Anthelme Brillat-Savarin, gastronome et magistrat (1755-1826).

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